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mercredi 12 août, 2020
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Titre: La Décentralisation et la Santé

Auteur: Sergio Giani, Rokia Sanogo et Mamoutou Diarra

Année: 2012 ; Pages: 174

Cout: 20€

Résumé:

La recherche-action visant l’élaboration participative de politiques de santé communautaires équitables, accessibles et efficaces, valorisant les ressources de la médecine traditionnelle a été menée de janvier 2005 à mars 2010 dans les Communes de Dioumaténé, de Kadiolo et de Zégoua (Cercle de Kadiolo, Région de Sikasso, Mali). Il s’agissait d’assurer un apport aux réflexions et aux actions en cours dans le contexte de l’opérationnalisation du décret n° 02-314/P-RM du 14 juin 2002. L’ambition était de participer à la définition et à l’expérimentation de nouvelles politiques, normes et procédures pour le transfert effectif des compétences et ressources en matière de santé aux collectivités territoriales.

Dans ce cadre, des espaces de concertation entre tous les acteurs locaux de la santé ont été ouverts au niveau communal, pour construire une programmation sanitaire décentralisée et participative, dans un processus du bas vers le haut, prenant en compte les problèmes de santé concrets vécus par les populations et toutes les ressources localement disponibles pour y faire face, y compris les ressources de la médecine traditionnelle. Les actions ont concerné aussi l’expérimentation du financement décentralisé des activités de santé.

Les questions de recherche posées étaient : Comment intégrer dans les politiques communales l’ensemble des ressources et des savoirs faire du domaine de la santé ? Comment établir des passerelles entre médecine moderne et traditionnelle au profit des populations ? Comment les acteurs locaux peuvent-ils occuper ces nouveaux espaces de responsabilité en s’appropriant l’ensemble des leviers d’action possible ? Comment assurer le financement décentralisé des activités de sante ? Enfin, pour quelle politique communale de la santé ?

A la fin d’un parcours long et parfois difficile, les expériences menées ont démontré que la décentralisation effective de la santé est bien possible… Cependant, elle ne peut pas se faire sans que chacun accepte de renoncer à une partie de son pouvoir et de ses habitudes. La décentralisation doit commencer dans les têtes et les esprits de tous les acteurs aux différents niveaux et doit être accompagnée par la bonne gouvernance, par la transparence de gestion et par l’engagement positif et la mobilisation citoyenne des populations.

C’est ainsi que la décentralisation effective de la programmation sanitaire, accompagnée par le financement décentralisé des activités de santé, peut être une opportunité pour la construction de systèmes locaux de santé plus équitables, accessibles et culturellement adaptés et, pour cela, plus efficientes et plus efficaces.

Nous espérons avoir donné avec cet ouvrage notre contribution à la construction du nouveau Mali qui sortira grandi, nous en sommes certains, de la crise actuelle. Par ailleurs, nous partageons l’opinion de ceux qui pensent que la décentralisation deviendra, dans les années à venir, une arène politique réelle d’affrontement, mais aussi de cohésion et de participation, des acteurs locaux et de leurs diverses ambitions citoyennes. C’est ainsi qu’elle permettra d’enraciner de la démocratie participative dans le vécu quotidien des communautés de base et de mettre le pays à l’abri d’autres crises...

 

Titre: Femmes et Plantes

Auteur: Rokia Sanogo et Sergio Giani

Année: 2013 ; Pages: 42

Cout: 8€

Résumé:

Pendant des millénaires, les populations africaines ont utilisé les plantes médicinales pour leurs besoins de santé. In Mali, ces plantes représentent, encore aujourd’hui, le premier recours pour 80% de la population. Leur collecte et commercialisation sont des activités surtout des femmes, qui en tirent des revenus non négligeables… Avec l'urbanisation, la demande de plantes médicinales est en train d’augmenter constamment, car les populations urbaines ont maintenu les traditions concernant leur utilisation. Les herboristes, en majorité des femmes, répondent à cette demande. La commercialisation des plantes médicinales contribue ainsi à la survie des populations des quartiers pauvres urbains et périurbains et des villages environnants.

C’est dans ce contexte qu’Aidemet Ong a décidé, depuis 2004, de mener des actions concrètes à soutien des herboristes. Plusieurs formations d’herboristes ont été organisées et, en 2007, une campagne pour la fourniture de kiosques aux herboristes à été lancée… Les financements ont été assurées par AEMETRA, Italie ; Hope Fondation, via Antenna Technologie, Suisse ; Société Française d’Ethnopharmacologie et par des sponsors privés. Par la suite, le Projet « Femmes et Plantes », concernant l’appui aux femmes herboristes de Bamako et de Ségou au Mali » a été mis en œuvre de mars 2011 à novembre 2012, grâce à un financement de la Coopération Italienne, via le Bureau des Nations Unies de Service aux Programmes. L’objectif était d’améliorer leurs conditions de travail, d’assurer la qualité des plantes vendues aux populations et de participer à la gestion durable des ressources naturelles. Un fond de microcrédit autogéré a été aussi à la disposition des femmes herboristes, pour leur donner la possibilité d’accéder à des crédits à des taux d’intérêt réduits pour un meilleur fonctionnement de leur activité, notamment pour des fonds de roulement et pour l’achat de matériels de conditionnement et d’outils de travail. Globalement, jusqu’a présent, 55 herboristes, en majorité femmes, ont bénéficié de kiosques.

Notre appréciation est que les femmes herboristes ont su s’adapter mieux que les hommes aux défis de l’urbanisation. Elles ont démontré l’intelligence et la flexibilité collectives de transformer leurs « petites » connaissances traditionnelles, accumulées dans le temps et transmises par des générations de femmes, en une activité commerciale, en même temps sociale et économique, présente dans tous les marchés des villes. Elles ont su organiser de façon autonome un réseau de collecte et de distribution des plantes médicinales, en gardant un lien solide entre les femmes restées dans les villages et les femmes émigrées dans les villes. Elles ont aussi réussi à organiser des formes autogérées et solidaires de financement. Elles assurent ainsi la disponibilité aux femmes des villes des plantes médicinales nécessaires aux soins de santé d’elles mêmes, de leurs enfants et de leurs hommes. Elles répondent à une demande sociale et assurent un service de proximité à des prix très abordables, tout en générant des revenus qui sont investis, en ville comme aux villages, à support de l’économie familiale, en premier lieu pour faire face aux dépenses de santé, d’alimentation et d’éducation des enfants…

En lisant cette brochure, vous pourrez écouter les voix de ces femmes et connaitre leurs visages et leurs histoires, en plus d’avoir accès à la chronique et aux données d’impact des activités menées… Nous espérons ainsi, entre autres, de pouvoir mobiliser les fonds nécessaires pour continuer ce travail, combien utile et passionnant.

 

Titre: Les Hommes et les Plantes

Auteur: Dr. Sergio Giani

Année: 2010 ; Pages: 148

Cout: 17 €

Résumé:

Le programme Gestion Durable des Ressources Naturelles de la Coopération Suisse, actif dans la Région de Sikasso, et le Programme Santé Mali-Suisse, actif dans les Cercles de Sikasso et Kadiolo, pour améliorer l’impact des actions respectives, ont décidé de mener une action commune dans le domaine de la valorisation des ressources de la médecine traditionnelle, avec l’appui du Bureau de Coordination de la Coopération Suisse au Mali. Cet ouvrage vous présente les activités qui ont été réalisées dans le Cercle de Kadiolo, Région de Sikasso, de 2001 à 2003.

Les méthodologies privilégiées ont été l’écoute attentive, l’ouverture d’esprit et surtout le respect des savoirs et savoir-faire dont les acteurs de la médecine traditionnelle sont dépositaires. Nous aimons définir l’approche utilisée «la méthode de l’arbre à palabre». Ne vous attendez pas un ouvrage académique au langage feutré : vous suivrez en première ligne les activités menées et vous pourrez entendre les voix des protagonistes… La documentation photographique vous permettra de donner un visage à certaines de ces voix et de situer les actions dans leur contexte environnemental et social. Les quelques images de plantes que nous avons pu réaliser témoignent de la richesse de la flore du Cercle de Kadiolo.

Notre ambition est de participer à la construction d’une vision africaine, sociale et solidaire de la santé communautaire, dans le cadre des discussions sur la relance des soins de santé primaires qui se sont développées à l’occasion du 30e anniversaire de Alma Ata. Le transfert des compétences et ressources aux collectivités territoriales et la mise en œuvre de la Politique Nationale de Médecine Traditionnelle ouvrent au Mali des espaces pour des synergies de réflexion, d’interpellation et d’action.

 

Titre: La Guerre des femmes

Auteur: Prof. Rokia Sanogo et Dr. Sergio Giani

Année: 2009 ; Pages: 116

Cout: 12 €

Résumé:

Les données de mortalité maternelle et infantile restent dramatiques au Mali, en dépit des efforts consentis par le Gouvernement et ses partenaires techniques et financiers : en 2006, selon l’Enquête Démographique et de Santé, le taux de mortalité maternelle était de 464 sur 100.000 naissances vivantes et le taux de mortalité infantile de 94‰.

Pour faire face à cette situation, les auteurs ont élaboré et expérimenté depuis 1999 une méthodologie visant l’implication des accoucheuses traditionnelles (AT) dans la prise en charge des urgences obstétricales. Les activités ont été menées dans les Districts Sanitaires de Kolokani (Région de Koulikoro), Bandiagara (Région de Mopti) et Kadiolo (Région de Sikasso) et ailleurs, avec l’appui de différents partenaires techniques et financiers. Au centre des activités il y avait la tenue d’ateliers d’information et d’organisation des AT.

L’objectif était de valoriser leurs connaissances et leurs expériences en matière de prise en charge des accouchements au niveau des villages, pour les amener à s’occuper des accouchements normaux, en respectant les normes d’hygiène, et à identifier et à référer à temps les cas à risque. L’analyse des données collectées a démontré que l’implication des AT a facilité l’accès des femmes aux services de surveillance de la grossesse, d’assistance à l’accouchement, de suivi post-natal et de vaccination des enfants. Des réflexions et actions spécifiques ont été menées dans le domaine de la lutte contre les Mutilation Génitales Féminines, en les intégrant dans la lutte contre la mortalité maternelle et infantile. L’implication des AT dans la promotion de la maternité à faible risque pourrait constituer un apport important de la médecine traditionnelle à l’atteinte des Objectifs du Millénaire pour le Développement.